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L'écriture pour la scène est une écriture à marée basse: parole mise à nu, rétractée, pareille aux coquillages dont la mer s'est délestée.
Jouer avec cette dimension orale, s'en emparer dans la trivialité la plus grande, pour aussitôt l'entrelacer à un lyrisme tendu: indiquer l'indicible.
Ces épiphanies théâtrales ont souvent une teneur en politique, comme on parlerait de teneur en acide d'un aliment. Force de la mémoire scénique, depuis le théâtre athénien.
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